Six mois après le début de l'année et avec le recul de la rentrée, le marché immobilier 2026 livre un message beaucoup plus nuancé que les grands retournements observés ces dernières années. Du côté de l'immobilier neuf, les indicateurs de prix évoluent désormais autour de l'équilibre, tandis que l'offre commerciale reprend des couleurs. Sur le marché locatif, les loyers continuent de progresser, mais les données de l'Insee montrent une augmentation beaucoup plus mesurée dans le parc privé. Quant au crédit, la légère tension estivale des taux n'a pas fermé le marché : en août, le taux d'intérêt moyen des prêts accordés pour une accession dans l'immobilier neuf reste même inférieur à la moyenne tous marchés confondus.¹ ² ⁴ ⁵ ⁸ ⁹  Alors, les prix de l'immobilier neuf vont-ils repartir à la hausse ? Les loyers augmentent-ils toujours en 2026 ? Et les conditions de crédit permettent-elles encore de concrétiser un projet ? Passage au crible des principaux indicateurs chiffrés disponibles en septembre 2026.

Immobilier neuf, loyers et crédit : 12 chiffres à retenir en 2026

  • +0,1 % sur un an¹ : l'évolution des prix des logements neufs au premier trimestre 2026 selon l'Insee.

  • +0,5 % sur trois mois¹ : leur évolution entre le quatrième trimestre 2025 et le premier trimestre 2026.

  • -0,5 % sur un an⁴ : l'évolution du prix de l'immobilier neuf mesurée à la rentrée par SeLoger et Meilleurs Agents, selon une méthodologie différente de celle de l'Insee.

  • 17 499 logements neufs² ont été mis en vente au deuxième trimestre 2026.

  • +11,1 %² : la progression des mises en vente de logements neufs entre le premier et le deuxième trimestre.

  • +10 %² : la hausse trimestrielle des mises en vente d'appartements neufs.

  • 16 112 logements neufs² ont été réservés par des particuliers au deuxième trimestre.

  • +1 % sur un an⁵ : la progression des loyers du secteur locatif privé mesurée par l'Insee en avril 2026.

  • +1,15 %⁶ : l'évolution annuelle de l'indice de référence des loyers au deuxième trimestre 2026.

  • 3,24 %⁹ : le taux moyen des crédits accordés pour l'accession dans le neuf en août 2026 selon Crédit Logement/CSA.

  • 3,10 % sur 20 ans⁸ : le taux obtenu par les meilleurs profils chez CAFPI à la rentrée.

  • +8,9 %⁷ : la progression des mises en chantier de logements en juillet 2026 par rapport à juin.

Plus que la hausse ou la baisse, une tendance domine donc les statistiques de ces derniers mois : celle de la stabilisation !

Prix de l'immobilier neuf en 2026 : un marché quasiment stable sur un an

La statistique de référence de l'Insee donne le ton :

  • Au premier trimestre 2026, les prix des logements neufs en France métropolitaine augmentent de 0,5 % par rapport au trimestre précédent¹. Sur douze mois, leur progression se limite en revanche à 0,1 %¹.

  • L'indice des prix des logements neufs s'établit à 131,2 points¹, contre 131 au premier trimestre 2025.

  • À l'échelle d'un marché immobilier, une variation annuelle de 0,1 % correspond presque à une stabilité parfaite.

Cette stabilité des prix de l'immobilier neuf ne signifie évidemment pas qu'un appartement neuf coûte le même prix partout. Le foncier, la ville, le quartier, la proximité des transports, la qualité architecturale, la surface, l'étage ou encore les prestations proposées continuent de générer des écarts importants. Mais la tendance nationale apporte une information précieuse aux acheteurs : au premier semestre 2026, aucune nouvelle flambée générale des prix des logements neufs n'apparaît dans les statistiques officielles.

À la rentrée 2026, les autres indicateurs confirment un prix de l'immobilier neuf à l'équilibre

L'indice Insee du deuxième trimestre 2026 ne sera publié que le 18 septembre. À la date de rédaction de cet article, le chiffre officiel le plus récent pour le prix des logements neufs porte donc encore sur le premier trimestre.¹ Les données présentées début septembre par SeLoger et Meilleurs Agents permettent cependant d'aller un peu plus loin dans le calendrier.

Selon leur analyse de rentrée, les prix du logement neuf reculent de seulement 0,5 % sur un an⁴. Mais attention, les deux indicateurs ne sont pas directement comparables : l'Insee et Meilleurs Agents n'utilisent ni exactement les mêmes données ni la même méthodologie.

Ils aboutissent cependant à une conclusion assez proche : D'un côté, +0,1 %¹ et de l'autre, -0,5 %⁴.

À retenir

Dans les deux cas, les variations restent contenues autour de zéro. Il paraît donc plus exact de parler de stabilisation des prix de l'immobilier neuf que d'un véritable mouvement de hausse ou de baisse.

Pourquoi la stabilité des prix de l'immobilier neuf peut-elle être une bonne nouvelle ?

Un marché immobilier n'a pas nécessairement besoin d'une forte hausse pour être favorable aux acquéreurs. Lorsque les prix évoluent peu, les ménages disposent d'une meilleure visibilité pour construire leur projet. Comparer deux programmes immobiliers neufs, étudier plusieurs plans de financement ou attendre le lancement commercial d'une résidence devient moins risqué que lorsque les prix augmentent rapidement. La stabilité facilite également les arbitrages des acquéreurs entre :

  • L'emplacement,

  • La surface,

  • L'exposition,

  • L'étage,

  • L'espace extérieur,

  • Le stationnement,

  • Le niveau de prestations,

  • La performance énergétique,

  • Le montant des charges,

  • La mensualité du crédit.

À retenir

Dans l'immobilier neuf, cette visibilité présente un intérêt particulier. Entre la recherche du programme, la réservation et la livraison du logement, plusieurs mois peuvent s'écouler.

Une offre de logements neufs qui progresse au deuxième trimestre 2026

La véritable évolution positive du printemps se trouve peut-être davantage du côté de l'offre que du prix. Au deuxième trimestre 2026, 17 499 logements neufs² ont été mis en vente par les promoteurs, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Ces chiffres représentent une progression de 11,1 %² par rapport au premier trimestre.

Dans le détail, les mises en vente d'appartements neufs augmentent de 10 %², tandis que celles de maisons individuelles commercialisées dans le cadre de programmes progressent de 37 %². Cette évolution intervient après un recul de 7,3 %² des mises en vente au trimestre précédent.

Pour un candidat à l'achat immobilier neuf, davantage de mises en vente signifie potentiellement davantage de choix : plus de programmes, de typologies, d'orientations ou de plans peuvent revenir dans la comparaison. La reprise de l'offre constitue donc l'un des indicateurs les plus intéressants du premier semestre.

Plus de 16 000 logements neufs réservés par les particuliers au printemps

Au deuxième trimestre, 16 112 logements neufs² ont été réservés par des particuliers.

  • Ils représentent 55,1 %² de l'ensemble des logements neufs commercialisés, en incluant les ventes aux particuliers et les ventes en bloc réalisées auprès d'investisseurs institutionnels.

  • Les réservations des particuliers diminuent de 4,8 %² par rapport au trimestre précédent, après avoir progressé de 5,9 %² au premier trimestre.

Cette succession d'une hausse puis d'un recul confirme surtout que le marché reste hésitant, mais néanmoins actif.

  • En parallèle, 13 103 logements² ont été réservés dans le cadre de ventes en bloc au deuxième trimestre.

À retenir

Le logement neuf conserve donc plusieurs débouchés et notamment les acquéreurs occupants, les particuliers investisseurs, les bailleurs sociaux et les autres investisseurs institutionnels.

Bonne nouvelle : les données publiques permettent désormais de suivre finement le marché de l'immobilier neuf

Les chiffres de commercialisation ne reposent pas sur de simples estimations issues d'annonces immobilières.

  • L'enquête ECLN interroge chaque trimestre les promoteurs immobiliers et couvre les programmes d'au moins cinq logements. Le jeu de données national mis à disposition par le SDES sur data.gouv.fr comprend les mises en vente, réservations, annulations, stocks disponibles, délais d'écoulement et prix de réservation.³

  • La base nationale a encore été actualisée en septembre 2026³.

  • Des données régionales, départementales et par zonage A/B/C sont également disponibles.³

Cette profondeur statistique rappelle une autre réalité : la moyenne nationale ne permet jamais, à elle seule, de déterminer si un programme immobilier neuf donné est correctement positionné. Plus simplement, une variation des prix nationale quasiment nulle peut parfaitement coexister avec des hausses dans certains secteurs particulièrement recherchés et des ajustements dans d'autres.

Construction neuve : quelques signaux plus encourageants pendant l'été

Le premier semestre terminé, les premières statistiques de l'été apportent également des éléments intéressants.

  • En juillet 2026, 27 677 logements⁷ auraient été mis en chantier, soit une augmentation de 8,9 % par rapport à juin⁷.

  • Et même si le nombre d'autorisations recule de 2,5 %⁷ entre juin et juillet, le niveau mensuel moyen enregistré pendant les sept premiers mois de 2026 reste supérieur de 1,4 % à la moyenne mensuelle de l'ensemble de l'année 2025⁷.

C'est-à-dire ? Que tous les indicateurs de construction n'avancent pas au même rythme, mais le début du second semestre ne prolonge pas mécaniquement les tendances les plus difficiles observées auparavant.

À retenir

Pour le marché immobilier neuf, la capacité à renouveler progressivement l'offre constituera l'un des enjeux majeurs des prochains mois.

Et pour l'immobilier dans son ensemble ? Les prix stagnent également à la rentrée !

L'immobilier neuf n'évolue pas indépendamment du marché résidentiel général. 

  • Début septembre, Meilleurs Agents et SeLoger constatent que les prix immobiliers sont stables sur un an à l'échelle nationale⁴.

  • Les dix principales villes de province affichent un léger recul moyen de 0,4 %⁴, tandis que les zones rurales progressent de 3,1 % sur douze mois⁴.

  • Les écarts entre villes restent importants : Bordeaux gagne 2,6 %⁴ et Rennes 2,5 %⁴, tandis que Montpellier recule de 2,2 %⁴, Nantes de 2,1 %⁴ et Nice de 1,4 %⁴.

La question "les prix immobiliers montent-ils ?" devient donc moins pertinente que "comment évoluent les prix dans la ville et le quartier où se situe mon projet ?"

Du côté des loyers : l'Insee mesure une progression beaucoup plus modérée dans le privé

Du côté locatif, les statistiques du premier semestre méritent elles aussi d'être détaillées.

Selon l'Insee, les loyers hors charges des résidences principales louées vides augmentent de seulement 0,2 % entre janvier et avril 2026⁵. Sur un an, la progression atteint 1,6 % pour l'ensemble du parc⁵.

Mais l'évolution est encore plus mesurée dans le secteur privé : +1 % sur douze mois⁵. La comparaison avec les années précédentes montre un véritable ralentissement. Un an plus tôt, la hausse des loyers du secteur libre atteignait encore 1,7 %⁵. Au premier trimestre 2024, elle atteignait 1,9 %⁵.

Pour les locataires comme pour les investisseurs, l'évolution nationale des loyers est donc beaucoup moins rapide que pendant la période de forte inflation.

Pour compléter

Une autre source donne une photographie différente et complémentaire. À la rentrée 2026, Meilleurs Agents et SeLoger observent une hausse des loyers affichés de 2,6 % sur un an à l'échelle nationale⁴, contre 1 % un an auparavant selon leur propre indicateur.

Comment expliquer la différence avec le +1 % mesuré par l'Insee dans le secteur de l'immobilier privé ?

Les deux indicateurs ne mesurent pas exactement la même réalité. L'Insee suit principalement les loyers effectivement payés par les locataires présents dans leur logement, tandis que les baromètres issus des annonces reflètent davantage les loyers proposés lorsqu'un logement arrive sur le marché.

Dans une ville tendue, un appartement remis en location peut ainsi être proposé à un niveau sensiblement différent du loyer d'un locataire installé depuis plusieurs années, dans la limite des règles applicables localement.

Pour un investisseur, les deux données sont intéressantes : l'une mesure l'évolution du parc existant, l'autre renseigne davantage sur la tension du marché au moment d'une relocation.

IRL, Indice de Référence des Loyers : une progression limitée à 1,15 % au deuxième trimestre 2026

L'indice de référence des loyers confirme lui aussi le changement de rythme. 

  • Au deuxième trimestre 2026, l'IRL s'établit à 148,37 points⁶ et progresse de 1,15 % sur un an⁶.

  • Au premier trimestre, sa hausse annuelle n'était que de 0,78 %⁶.

Pour mesurer le chemin parcouru, il suffit de revenir deux ans en arrière : l'IRL augmentait encore de 3,50 % sur un an au premier trimestre 2024⁶.

Attention toutefois à ne pas confondre l'IRL avec le niveau général des loyers. L'IRL sert en effet principalement à calculer la révision annuelle du loyer lorsqu'elle est prévue au bail. Il ne mesure pas directement le prix auquel les nouveaux logements sont proposés sur le marché.

Le niveau des loyers reste avant tout une affaire de localisation

La Carte des loyers publiée sur data.gouv.fr permet d'apprécier cette diversité territoriale. La dernière base disponible repose sur 9,1 millions d'annonces locatives¹⁰ et fournit des estimations des prix des loyers par mètre carré à l'échelle communale pour les appartements et les maisons. Elle est élaborée par l'ANIL à partir notamment de données issues de SeLoger et leboncoin.¹⁰ Cette granularité est essentielle pour analyser un investissement locatif neuf.

Un rendement ne se déduit jamais de la seule évolution nationale de l'IRL ou des loyers. Il dépend du niveau de loyer réellement praticable dans la commune, de la demande pour la typologie du logement, de la vacance locative et naturellement du prix d'acquisition.

Pourquoi investir à Lyon dans l'immobilier neuf ? : Guide complet de l'investissement locatif

Crédit immobilier : que s'est-il passé depuis le premier semestre ?

Le financement constitue l'autre élément indispensable de l'équation. Au deuxième trimestre 2026, le taux moyen des crédits immobiliers s'établissait à 3,24 %⁹, contre 3,26 % en juin⁹. Depuis, les taux ont légèrement progressé. En août, l'Observatoire Crédit Logement/CSA relève un taux moyen de 3,31 %⁹, toutes opérations confondues.

La progression reste toutefois très graduelle : le taux moyen n'a gagné que 3 points de base en juillet, puis 3 points de base en août⁹. Sur les durées classiques, les taux moyens relevés en août atteignent :

  • 3,14 % sur 15 ans⁹,

  • 3,27 % sur 20 ans⁹,

  • 3,35 % sur 25 ans⁹.

Il s'agit donc davantage d'une légère tension estivale que d'un retour aux mouvements rapides connus lors de la précédente remontée des taux.

Bonne nouvelle pour l'immobilier neuf : 3,24 % en moyenne fin août

  • En août 2026, l'Observatoire Crédit Logement/CSA mesure un taux moyen de 3,24 % pour les crédits destinés à l'accession dans l'immobilier neuf⁹.
     
  • Le taux ressort ainsi inférieur aux 3,31 % constatés sur l'ensemble du marché⁹ et aux 3,30 % enregistrés pour l'accession dans l'ancien⁹.

Évidemment, chaque emprunteur obtient une proposition différente en fonction de ses revenus, de son apport, de la durée du prêt, de son taux d'endettement et de la politique commerciale de la banque. Mais cette moyenne apporte une nuance importante : la légère remontée générale des taux ne signifie pas que les conditions de financement du neuf se sont brutalement détériorées.

Taux de crédit en septembre 2026 : que propose CAFPI ?

Les données de CAFPI permettent d'avoir une photographie encore davantage mise à jour. En septembre 2026⁸, le courtier relève des taux moyens obtenus par ses clients de :

  • 3,23 % sur 15 ans⁸,

  • 3,43 % sur 20 ans⁸,

  • 3,53 % sur 25 ans⁸.

Les meilleurs dossiers continuent cependant d'accéder à des conditions nettement plus basses :

  • 3 % sur 15 ans⁸,

  • 3,10 % sur 20 ans⁸,

  • 3,25 % sur 25 ans⁸.

Entre le premier et le deuxième trimestre, les moyennes CAFPI sont passées de 3,13 à 3,20 % sur 15 ans⁸, de 3,28 à 3,35 % sur 20 ans⁸ et de 3,40 à 3,45 % sur 25 ans⁸.

Les tendances du marché - Les crédits immobiliers restent proches de 21 ans en moyenne

La durée des emprunts constitue également un levier essentiel de solvabilité. En août 2026, la durée moyenne des crédits immobiliers accordés atteignait 252 mois⁹, soit exactement 21 ans. Des prêts plus longs permettent aujourd'hui de réduire la mensualité associée à un même capital emprunté, même s'ils augmentent naturellement le coût total des intérêts.

Pour les acquéreurs d'un logement neuf, cette durée peut également se combiner avec certains dispositifs d'aide au financement, à commencer par le Prêt à Taux Zéro pour les ménages et les opérations éligibles.

À retenir

La seule observation du taux nominal ne suffit donc jamais à mesurer la faisabilité d'un projet.

Prix de l'immobilier neuf stables et loyers en progression : quel intérêt pour un investisseur ?

Le rapprochement entre prix d'acquisition et loyers donne également matière à réflexion.

  • D'un côté, les indicateurs disponibles situent l'évolution annuelle des prix de l'immobilier neuf autour de 0 %, avec +0,1 % pour l'Insee au premier trimestre¹ et -0,5 % dans les données de rentrée de Meilleurs Agents et SeLoger⁴.

  • De l'autre, les loyers continuent de progresser : +1 % dans le parc privé⁵ selon la dernière mesure Insee disponible et +2,6 % pour les loyers d'annonce⁴ suivis par Meilleurs Agents et SeLoger à la rentrée. Mais cela ne signifie évidemment pas que la rentabilité locative augmente automatiquement partout !

Mais cette configuration peut permettre dans certains marchés, de retrouver un rapport plus équilibré entre prix d'acquisition et loyer potentiel. Pour un investisseur, la sélection de l'emplacement reste plus déterminante que jamais.

Faut-il attendre une baisse des prix pour les appartements neufs et les maisons neuves ?

Les chiffres disponibles ne permettent pas d'annoncer une baisse généralisée mais ils ne signalent pas davantage une nouvelle flambée. Pour faire simple, le marché évolue actuellement dans une zone de stabilité.

Attendre uniquement dans l'espoir d'une correction nationale importante revient donc à parier sur une évolution qui ne ressort pas aujourd'hui des principaux indicateurs. Entre-temps, d'autres paramètres peuvent changer tels que les taux de crédit, le choix de logements disponibles, les conditions commerciales accordé pour un programme immobilier neuf donné ou encore l'évolution locale des prix.

Pour un acheteur ayant trouvé un bien adapté à son budget et à son projet de vie, la question du bon moment doit donc être replacée dans une perspective beaucoup plus large que le seul indice national des prix.

La FAQ, Foire Aux Questions des prix de l'immobilier neuf et des loyers en 2026

Les prix de l'immobilier neuf augmentent-ils en 2026 ?

L'Insee mesure une hausse de seulement 0,1 % sur un an au premier trimestre 2026¹. À la rentrée, Meilleurs Agents et SeLoger évaluent de leur côté l'évolution annuelle du neuf à -0,5 %⁴. Compte tenu des différences méthodologiques, les deux valeurs ne doivent pas être directement comparées. Elles convergent néanmoins vers une même tendance : les prix de l'immobilier neuf évoluent actuellement très peu à l'échelle nationale.

Les prévisions du marché - Est-ce que le prix de l'immobilier va baisser en 2026 ?

Aucune statistique ne permet de prévoir avec certitude les prochains mois. Les données disponibles début septembre 2026 montrent avant tout une stabilisation, avec des variations annuelles proches de zéro.¹ ⁴ Les évolutions futures dépendront notamment de l'offre, des coûts de construction, du crédit immobilier et de la situation propre à chaque marché local.

Le baromètre à la hausse ou à la baisse ? Les loyers augmentent-ils en 2026 ?

Oui ! L'Insee mesure en avril une hausse de 1,6 % sur un an pour l'ensemble des loyers⁵ et de 1 % dans le secteur privé⁵. Les loyers suivis par Meilleurs Agents et SeLoger affichent une progression plus forte, de 2,6 % sur un an à la rentrée⁴, car cet indicateur porte davantage sur les biens proposés actuellement à la location.

Quelle est l'augmentation de l'IRL, Indice de Référence des Loyers en 2026 ?

Au deuxième trimestre 2026, l'indice de référence des loyers progresse de 1,15 % sur un an⁶ et atteint 148,37 points⁶.

Quel est le taux immobilier moyen pratiqué en septembre 2026 ?

CAFPI relève début septembre des taux moyens de 3,23 % sur 15 ans⁸, 3,43 % sur 20 ans⁸ et 3,53 % sur 25 ans⁸. Et les meilleurs profils obtiennent encore environ 3,10 % sur 20 ans⁸ et 3,25 % sur 25 ans⁸.

Les taux d'emprunt sont-ils différents pour acheter dans l'immobilier neuf ?

Les taux dépendent avant tout de l'emprunteur et du montage du dossier. Cependant, l'Observatoire Crédit Logement/CSA constate en août 2026 un taux moyen de 3,24 % pour l'accession dans le neuf⁹, contre 3,31 % pour l'ensemble des crédits immobiliers analysés⁹.

Y a-t-il davantage de logements neufs proposés à la vente ?

Oui ! Au deuxième trimestre 2026. Les mises en vente augmentent de 11,1 % par rapport au trimestre précédent², avec 17 499 logements nouvellement commercialisés². Les appartements progressent de 10 %² et les maisons de 37 %².

Est-il un vrai bon moment pour acheter un bien immobilier en 2026 ?

Aucune période n'est universellement idéale pour devenir propriétaire d'un appartement neuf ou d'une maison neuve. Mais la stabilisation actuelle des prix, le rebond des mises en vente et le maintien de solutions de financement autour de 3 % pour les meilleurs profils permettent de construire un projet avec davantage devisibilité qu'au cours des périodes de mouvements rapides du marché.¹ ² ⁸

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Sources :

¹ Insee, "Au premier trimestre 2026, les prix des logements sont en hausse (+0,2 %)", Indice des prix des logements neufs et anciens, Informations rapides n°146, 19 juin 2026. Prix des logements neufs : +0,5 % sur le trimestre, +0,1 % sur un an ; indice 131,2. Prochaine publication concernant le deuxième trimestre annoncée pour le 18 septembre 2026.

² Service des données et études statistiques (SDES), "Commercialisation des logements neufs - Vente aux particuliers au 2e trimestre 2026", 20 août 2026. 16 112 réservations de particuliers, 17 499 mises en vente, +11,1 % sur le trimestre ; +10 % pour les appartements et +37 % pour les maisons.

³ data.gouv.fr / Service des données et études statistiques (SDES), "Données nationales sur la commercialisation des logements neufs", jeu de données ECLN, dernière mise à jour le 6 septembre 2026. Données trimestrielles sur les réservations, mises en vente, annulations, stocks, délais d'écoulement et prix de réservation.

⁴ Meilleurs Agents / SeLoger, "Marché immobilier : un redémarrage encore inachevé", baromètre de rentrée publié le 2 septembre 2026. Prix nationaux stables sur un an ; prix de l'immobilier neuf : -0,5 % sur un an ; zones rurales : +3,1 % ; loyers : +2,6 % sur un an.

⁵ Insee, "Entre janvier et avril 2026, les loyers augmentent de 0,2 %", Indices des loyers d'habitation, Informations rapides n°143, 16 juin 2026. +1,6 % sur un an pour l'ensemble des loyers et +1 % dans le secteur libre. À la date de rédaction, la prochaine publication, portant sur juillet, est annoncée pour le 15 septembre 2026.

⁶ Insee, "Au deuxième trimestre 2026, l'indice de référence des loyers augmente de 1,15 % sur un an", Informations rapides n°167, 10 juillet 2026. IRL : 148,37, contre une hausse annuelle de 0,78 % au premier trimestre.

⁷ Service des données et études statistiques (SDES), "Construction de logements : résultats à fin juillet 2026", données publiées le 28 août 2026. 27 677 logements mis en chantier en juillet, +8,9 % sur un mois ; niveau mensuel moyen des autorisations de janvier à juillet supérieur de 1,4 % à la moyenne de 2025.

⁸ CAFPI, "Les taux de crédit immobilier en septembre 2026", baromètre actualisé le 6 septembre 2026. Taux moyens : 3,23 % sur 15 ans, 3,43 % sur 20 ans et 3,53 % sur 25 ans ; meilleurs profils : environ 3 %, 3,10 % et 3,25 %.

⁹ Observatoire Crédit Logement/CSA, "Analyse marché immobilier - Août 2026". Taux moyen tous marchés : 3,31 % ; accession dans le neuf : 3,24 % ; accession dans l'ancien : 3,30 % ; taux moyens de 3,14 % sur 15 ans, 3,27 % sur 20 ans et 3,35 % sur 25 ans ; durée moyenne : 252 mois.

¹⁰ data.gouv.fr / ANIL, "Carte des loyers - Indicateurs de loyers d'annonce par commune en 2025". Base constituée à partir de 9,1 millions d'annonces locatives, notamment issues de SeLoger et leboncoin.