Le Déficit Foncier en résumé
Le Déficit foncier permet de réduire son imposition lorsque les charges et travaux dépassent les loyers perçus sur un bien loué nu.
Le Déficit foncier apparaît lorsque les charges déductibles sont supérieures aux revenus fonciers.
La location nue est indispensable : les loyers doivent relever de la catégorie fiscale des revenus fonciers.
Le régime réel est nécessaire pour déduire les dépenses réellement supportées.
La fraction du déficit hors intérêts d’emprunt peut être imputée sur le revenu global, dans la limite habituelle de 10 700 € par an.
La fraction supérieure au plafond peut être reportée sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.
La fraction provenant des intérêts d’emprunt ne réduit pas directement le revenu global : elle est reportée sur les revenus fonciers futurs.
Le plafond majoré lié à la rénovation énergétique peut atteindre 21 400 €, sous conditions.
La poursuite de la location doit être assurée jusqu’au 31 décembre de la troisième année suivant l’imputation sur le revenu global.
Les travaux de construction, de reconstruction ou d’agrandissement ne sont pas déductibles des revenus fonciers.
Le Déficit foncier permet de tenir compte du coût réel d’un investissement locatif lorsque les charges supportées par le propriétaire dépassent les loyers encaissés.
Il ne s’agit pas d’une réduction d’impôt forfaitaire, d’un crédit d’impôt ou d’une aide versée au moment de l’achat. Le Déficit foncier est un mécanisme du régime réel des revenus fonciers. Il se constate lors de la déclaration annuelle, à partir des recettes et des dépenses effectivement rattachées à un logement loué nu.
Ce mécanisme peut être particulièrement pertinent lors de l’acquisition d’un logement ancien nécessitant des travaux. L’investisseur peut ainsi améliorer la qualité du bien, renforcer son attractivité locative et réduire la fiscalité associée à ses loyers, à condition de respecter les règles applicables.
Qu’est-ce que le Déficit foncier ?
Le Déficit foncier correspond à un résultat fiscal négatif. Il apparaît lorsque les frais et charges déductibles liés à un ou plusieurs logements loués nus dépassent les revenus fonciers encaissés au cours de la même année.
La formule de départ est simple :
Résultat foncier = Loyers encaissés − Charges déductibles.
Lorsque le résultat est positif, il constitue un revenu foncier imposable.
Lorsque le résultat est négatif, un Déficit foncier est constaté. Son traitement dépend ensuite de la nature des dépenses qui l’ont généré.
Les intérêts d’emprunt occupent une place particulière dans ce calcul : la fraction du déficit qui leur est directement liée ne peut pas être imputée sur les salaires, les pensions ou les autres revenus du foyer. Elle est réservée aux revenus fonciers des années suivantes. Le Code général des impôts distingue expressément cette fraction du déficit.
Quelles sont les conditions pour bénéficier du Déficit foncier ?
Trois conditions structurent le mécanisme.
La location doit être nue. Le logement ne doit pas être loué meublé. Les recettes doivent relever de la catégorie des revenus fonciers.
Le propriétaire doit relever du régime réel. Le régime micro-foncier ne permet pas de déduire séparément les travaux, les intérêts d’emprunt ou les autres charges.
Le logement doit rester affecté à la location. Lorsqu’une fraction du déficit est imputée sur le revenu global, le propriétaire doit poursuivre la location jusqu’au 31 décembre de la troisième année suivant cette imputation.
En cas de vente, de transformation en location meublée ou d’arrêt anticipé de la location, l’administration fiscale peut remettre en cause l’avantage obtenu, sauf dans certaines situations prévues par la réglementation, notamment en cas d’invalidité, de licenciement ou de décès du contribuable ou de son conjoint soumis à une imposition commune.
Micro-foncier ou régime réel : quelles différences ?
Le choix du régime fiscal est déterminant. Un investisseur relevant du micro-foncier bénéficie d’une déclaration simplifiée, mais il ne peut pas déduire ses dépenses réelles ni constater de Déficit foncier.
| Point de comparaison | Micro-foncier | Régime réel |
|---|---|---|
| Plafond de revenus fonciers bruts | Jusqu’à 15 000 € par an, sous réserve d’éligibilité | Obligatoire au-delà de 15 000 € ou accessible sur option sous ce seuil |
| Mode de calcul | Abattement forfaitaire de 30 % | Déduction des frais et charges réellement supportés |
| Déduction distincte des travaux | Non | Oui, lorsque les dépenses sont éligibles |
| Déduction des intérêts d’emprunt | Non, car ils sont couverts par l’abattement | Oui |
| Déficit foncier | Non | Oui |
| Déclaration | Déclaration principale n° 2042 | Déclaration annexe n° 2044 ou n° 2044-SPE selon les cas |
| Durée de l’option | Sans objet | Option irrévocable pendant 3 ans lorsqu’elle est exercée volontairement |
Le régime micro-foncier s’applique en principe lorsque les revenus fonciers bruts du foyer n’excèdent pas 15 000 € et qu’aucune cause d’exclusion ne s’applique. L’administration fiscale applique alors automatiquement un abattement de 30 % représentatif des charges. Le propriétaire peut toutefois opter pour le régime réel en déposant une déclaration n° 2044. Cette option s’applique à l’ensemble des revenus fonciers du foyer fiscal et reste irrévocable pendant trois ans.
Dans quel cas le régime réel mérite-t-il d’être étudié ?
Le régime réel peut devenir intéressant lorsque les dépenses réellement supportées dépassent l’abattement forfaitaire de 30 % appliqué dans le cadre du micro-foncier.
Cette situation est fréquente lors des premières années d’un investissement financé à crédit ou lors de l’acquisition d’un appartement nécessitant un programme de rénovation significatif.
Quelles charges sont déductibles des revenus fonciers ?
Toutes les dépenses liées à un logement locatif ne sont pas automatiquement déductibles. Leur traitement dépend de leur nature, de leur date de paiement et de la personne qui doit normalement les supporter.
| Dépense | Traitement général | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Les intérêts d’emprunt | Déductibles | Leur fraction déficitaire est reportée sur les revenus fonciers futurs |
| Les frais liés au financement | Déductibles selon leur nature | Les frais de dossier, les frais de garantie ou certaines commissions doivent être vérifiés au cas par cas |
| Les travaux de réparation et d’entretien | Déductibles | Ils doivent permettre de maintenir ou de remettre le logement en bon état |
| Les travaux d’amélioration | Déductibles pour un logement | Ils doivent apporter un équipement ou un confort nouveau sans modifier la structure du bien |
| Les travaux de construction, de reconstruction ou d’agrandissement | Non déductibles | Ils modifient fortement le gros œuvre, le volume ou la surface habitable |
| Les frais de gestion | Déductibles | Les honoraires doivent être liés à la gestion du logement |
| Les primes d’assurance | Déductibles | Elles peuvent notamment concerner l’assurance propriétaire non occupant ou la garantie des loyers impayés |
| Les provisions pour charges de copropriété | Déductibles avec régularisation | Les charges récupérables ou non déductibles doivent être régularisées l’année suivante |
| La taxe foncière | Déductible pour la part restant à la charge du propriétaire | La taxe d’enlèvement des ordures ménagères n’est pas déductible, car elle est récupérable auprès du locataire |
| Les charges locatives récupérables | Non déductibles en principe | Elles ne doivent pas réduire le revenu foncier lorsqu’elles incombent normalement au locataire |
Les dépenses de réparation et d’entretien permettent de remettre un immeuble en état sans modifier sa consistance. Les dépenses d’amélioration apportent un équipement ou un élément de confort adapté aux conditions modernes de vie sans transformer la structure du bâtiment. À l’inverse, les dépenses de construction, de reconstruction ou d’agrandissement ne sont jamais déductibles.
Quelques exemples de travaux potentiellement déductibles
La remise en état d’une toiture peut relever des dépenses de réparation.
La rénovation d’une installation électrique vétuste peut relever des dépenses d’entretien ou de réparation.
Le remplacement d’un équipement de chauffage peut relever des dépenses d’amélioration.
L’installation d’une salle d’eau peut relever des dépenses d’amélioration.
La rénovation d’une cuisine peut être admise lorsqu’elle respecte les conditions applicables.
L’amélioration de l’isolation thermique peut entrer dans le calcul lorsqu’elle ne s’inscrit pas dans une reconstruction globale exclue du régime.
Les travaux réalisés directement par le propriétaire sont-ils déductibles ?
Lorsque le propriétaire effectue lui-même les travaux, seules les dépenses de matériaux dûment justifiées peuvent être prises en compte. Son temps de travail personnel ne peut pas être valorisé comme une charge déductible.
Comment répartir le déficit entre imputation immédiate et report ?
Le Déficit foncier ne doit pas être traité comme un montant unique. Il faut distinguer son origine.
| Origine du déficit | Traitement fiscal général |
|---|---|
| La fraction issue des charges autres que les intérêts d’emprunt | Imputable sur le revenu global dans la limite habituelle de 10 700 € par an |
| La fraction supérieure à 10 700 € | Reportable sur les revenus fonciers des 10 années suivantes |
| La fraction provenant des intérêts d’emprunt | Reportable sur les revenus fonciers des 10 années suivantes |
| La fraction liée à certains travaux énergétiques éligibles | Plafond d’imputation rehaussé dans la limite maximale de 21 400 € par an |
| Les déficits reportés non utilisés dans les délais | Perdus à l’expiration de la période de report |
Le Code général des impôts fixe le plafond habituel à 10 700 € par an. Il prévoit également que la fraction excédentaire et la part provenant des intérêts d’emprunt sont déduites des revenus fonciers des années suivantes.
Exemple de calcul d’un Déficit foncier imputable sur le revenu global
Un appartement loué nu génère 13 200 € de loyers annuels.
Au cours de l’année, le propriétaire supporte :
Les intérêts d’emprunt pour un montant de 4 200 €.
Les travaux de réparation et les autres charges déductibles pour un montant de 11 500 €.
Le calcul s’effectue en deux temps.
Étape 1 : Déduire les intérêts d’emprunt.
13 200 € − 4 200 € = 9 000 €.
Étape 2 : Déduire les autres charges.
9 000 € − 11 500 € = − 2 500 €.
Le Déficit foncier s’élève donc à 2 500 €.
Dans cet exemple, les intérêts d’emprunt restent inférieurs aux loyers encaissés. Le déficit provient des autres charges déductibles. Il peut donc être imputé sur le revenu global dans la limite applicable.
Exemple de calcul lorsque les intérêts d’emprunt dépassent les loyers
Un second logement génère 8 400 € de loyers annuels.
Le propriétaire supporte :
Les intérêts d’emprunt pour un montant de 9 600 €.
Les autres charges déductibles pour un montant de 12 300 €.
La fraction déficitaire liée aux intérêts d’emprunt correspond à :
9 600 € − 8 400 € = 1 200 €.
Cette somme ne peut pas réduire immédiatement le revenu global. Elle est reportée sur les revenus fonciers futurs.
Les autres charges déductibles atteignent 12 300 €. Parmi celles-ci :
La fraction de 10 700 € peut réduire le revenu global.
La fraction restante de 1 600 € est reportée sur les revenus fonciers futurs.
Le report total atteint donc :
1 200 € + 1 600 € = 2 800 €.
Le propriétaire peut imputer 10 700 € sur son revenu global et conserver 2 800 € afin de réduire ses futurs revenus fonciers.
Rénovation énergétique : dans quel cas le plafond peut-il atteindre 21 400 € ?
Le plafond habituel de 10 700 € peut être majoré lorsque le déficit résulte de certaines dépenses de rénovation énergétique.
La limite est alors rehaussée à concurrence du montant des dépenses éligibles, sans pouvoir dépasser 21 400 € par an.
Le doublement du plafond n’est donc pas automatique.
Comment lire le plafond énergétique majoré ?
Le projet sans dépense énergétique éligible reste soumis au plafond habituel de 10 700 €.
Le projet comprenant 3 500 € de dépenses énergétiques éligibles peut ouvrir droit à un plafond porté jusqu’à 14 200 €.
Le projet comprenant au moins 10 700 € de dépenses énergétiques éligibles peut ouvrir droit au plafond maximal de 21 400 €.
Le logement doit passer d’une classe énergétique E, F ou G à une classe A, B, C ou D au plus tard le 31 décembre 2027. Pour les nouvelles dépenses couvertes par la prolongation issue de la loi de finances pour 2026, les paiements doivent intervenir entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2027. Si le propriétaire ne justifie pas l’amélioration du classement énergétique dans le délai prévu, les revenus fonciers et le revenu global des années concernées peuvent être reconstitués.
Quels justificatifs faut-il prévoir pour la rénovation énergétique ?
Le propriétaire doit conserver les pièces permettant de démontrer la nature des travaux, leur paiement et l’amélioration effective du logement.
Les devis et les factures détaillées permettent d’identifier les dépenses concernées.
Les justificatifs de paiement permettent de rattacher les dépenses à la bonne année fiscale.
Le DPE réalisé avant les travaux permet d’établir la classe énergétique initiale.
Le DPE réalisé après les travaux permet de justifier l’amélioration obtenue.
Combien de temps faut-il louer le logement après l’imputation du déficit ?
Lorsqu’un Déficit foncier est imputé sur le revenu global, le logement doit rester loué jusqu’au 31 décembre de la troisième année suivant l’imputation.
Exemple de calendrier
Vous imputez un Déficit foncier sur votre revenu global au titre de l’année 2026.
Le logement doit rester affecté à la location jusqu’au 31 décembre 2029.
Cette obligation doit être intégrée à votre stratégie patrimoniale dès le départ. Une vente ou un passage en location meublée avant cette échéance peut entraîner une remise en cause de l’imputation, sauf exception applicable.
Le Déficit foncier impose-t-il des plafonds de loyer ou de ressources au locataire ?
Le Déficit foncier classique n’impose pas, à lui seul, de plafond de loyer ou de plafond de ressources au locataire.
Cette souplesse le distingue de dispositifs d’investissement locatif plus encadrés.
Le propriétaire doit toutefois respecter les règles générales applicables à la location nue ainsi que les éventuelles dispositions locales, notamment lorsqu’un logement se situe dans une commune soumise à un encadrement des loyers.
Peut-on déduire des travaux effectués avant la première mise en location ?
Sous conditions, un propriétaire peut déduire certaines dépenses de réparation, d’entretien ou d’amélioration payées avant l’arrivée du premier locataire, à condition d’indiquer clairement son intention de mettre le logement en location nue à l’issue des travaux.
Le bien doit être loué immédiatement après l’achèvement du chantier. Lorsque la mise en location prend du temps, le propriétaire doit être en mesure de prouver les démarches entreprises pour trouver un locataire.
Cette règle peut être particulièrement utile dans un projet d’acquisition-rénovation : le logement est acheté, rénové, puis proposé à la location dès qu’il devient habitable.
Déficit foncier et ancien rénové : une qualification à manier avec précision
Le Déficit foncier est fréquemment associé à l’achat d’un logement ancien faisant l’objet d’une rénovation importante.
Il convient toutefois de distinguer deux réalités :
La rénovation d’un logement ancien peut générer des charges déductibles lorsqu’elle repose sur des travaux de réparation, d’entretien ou d’amélioration.
La reconstruction profonde d’un immeuble ne génère pas automatiquement un Déficit foncier, car les dépenses assimilables à une construction, à une reconstruction ou à un agrandissement sont exclues.
L’expression « ancien assimilé neuf » est parfois utilisée pour présenter un bien rénové offrant un niveau de prestations proche du neuf. Cette formule commerciale ou descriptive ne suffit pas à déterminer le traitement fiscal des travaux.
La nature précise de chaque dépense doit être analysée. Des travaux d’amélioration indissociables d’une reconstruction peuvent être exclus de la déduction.
Comment déclarer un Déficit foncier avec le formulaire 2044 ?
Le régime réel impose de détailler les recettes et les charges dans une déclaration annexe.
La déclaration n° 2044 concerne les revenus fonciers issus d’immeubles ordinaires.
La déclaration n° 2044-SPE concerne certaines situations particulières, notamment certains immeubles spéciaux ou régimes spécifiques.
Le résultat foncier est ensuite reporté dans la déclaration principale de revenus.
La déclaration n° 2044 doit notamment permettre de distinguer :
Les revenus fonciers encaissés au cours de l’année.
Les frais d’administration et de gestion supportés par le propriétaire.
Les primes d’assurance liées au logement.
Les travaux déductibles payés pendant l’année.
Les provisions pour charges de copropriété et leur régularisation.
Les intérêts d’emprunt distincts des autres dépenses.
Les déficits reportables selon leur année d’origine.
L’administration fiscale rappelle que le revenu foncier imposable au régime réel correspond à la différence entre les recettes encaissées et les frais et charges déductibles pour leur montant réel et justifié.
Quels documents faut-il conserver ?
La qualité du suivi documentaire est essentielle pour sécuriser un investissement reposant sur le Déficit foncier.
| Documents | Utilité |
|---|---|
| Les baux et les quittances de loyer | permettent de justifier les recettes locatives |
| Les factures détaillées des entreprises | permettent d’identifier la nature exacte des travaux |
| Les justificatifs de paiement | permettent de rattacher chaque dépense à la bonne année |
| Les appels de fonds du syndic | permettent de suivre les provisions de copropriété |
| Les régularisations de charges | permettent de distinguer les dépenses déductibles des charges récupérables |
| Le tableau d’amortissement du prêt | permet de distinguer les intérêts du capital remboursé |
| L’avis de taxe foncière | permet d’isoler la taxe déductible de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères |
| Les contrats et les quittances d’assurance | permettent de justifier les primes déduites |
| Les diagnostics énergétiques avant et après travaux | permettent de sécuriser l’éventuelle majoration du plafond |
Les provisions pour charges de copropriété versées au syndic sont déduites au cours de l’année de leur paiement, puis régularisées l’année suivante afin de neutraliser les charges non déductibles ou récupérables auprès du locataire.
Le Déficit foncier fonctionne-t-il avec une SCI ?
Le Déficit Foncier peut fonctionner de pair avec une SCI (Société Civile Immobilière), lorsqu’il s’agit d’une SCI non soumise à l’impôt sur les sociétés.
Le résultat foncier est alors calculé au niveau de la société, puis réparti entre les associés en fonction de leurs droits.
Chaque associé peut imputer sa quote-part de déficit selon les règles applicables à sa propre situation fiscale.
Lorsqu’un associé impute une fraction du déficit sur son revenu global, deux engagements doivent être respectés :
La SCI doit maintenir l’affectation du logement à la location jusqu’au 31 décembre de la troisième année suivant l’imputation.
L’associé doit conserver ses parts pendant la même période.
En cas de cession anticipée des parts ou d’arrêt de la location, l’avantage peut être remis en cause, sauf exception applicable. Le Code général des impôts prévoit expressément la reconstitution du revenu foncier en cas de vente des titres d’une société non soumise à l’impôt sur les sociétés pendant la période concernée.
Que devient le Déficit foncier en cas de vente du logement ?
La vente doit être examinée sous deux angles différents.
La vente intervient avant la fin de l’engagement de location
Lorsque le logement est vendu avant le 31 décembre de la troisième année suivant l’imputation du déficit sur le revenu global, l’administration peut remettre en cause l’avantage fiscal, sauf dans les cas d’exception prévus.
La vente intervient après la période minimale de location
Lorsque l’engagement a été respecté, la vente n’efface pas automatiquement les Déficits fonciers antérieurs encore disponibles.
Ces déficits peuvent continuer à réduire les revenus fonciers positifs tirés d’autres logements locatifs, dans la limite de leur délai de report de dix ans.
En l’absence de nouveaux revenus fonciers avant l’expiration de cette période, les déficits non utilisés sont perdus.
Quels sont les avantages et les limites du Déficit foncier ?
Le Déficit foncier peut constituer un levier intéressant dans une stratégie patrimoniale cohérente.
Les principaux avantages
Éléments à prendre en compte | Avantages |
|---|---|
| La déduction des charges réelles | permet de tenir compte de l’effort financier réellement supporté par le propriétaire |
| L’imputation sur le revenu global | peut réduire la base soumise à l’impôt dans la limite applicable |
| Le report sur dix ans | permet de conserver une partie du déficit afin de réduire les futurs revenus fonciers |
| L’absence de plafond de loyer propre au mécanisme | préserve une certaine souplesse dans la mise en location |
| La rénovation du logement | peut améliorer son confort, sa performance énergétique et son attractivité locative |
Les principaux points de vigilance
Éléments à prendre en compte | Points de vigilance |
|---|---|
| Le choix du régime réel | doit être anticipé, car l’option volontaire engage le foyer fiscal pendant trois ans |
| La nature des travaux | doit être vérifiée, car les dépenses de reconstruction ou d’agrandissement restent exclues |
| Le calendrier de paiement | doit être suivi avec précision, car la déduction s’apprécie année par année |
| La poursuite de la location | doit être respectée après l’imputation sur le revenu global |
| La conservation des justificatifs | reste indispensable en cas de demande de l’administration fiscale |
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Le Déficit foncier ne doit pas être réduit à une simple économie d’impôt. Sa pertinence dépend d’un ensemble cohérent : le logement sélectionné, la demande locative, le programme de travaux, le calendrier des dépenses, le régime fiscal et l’horizon de détention.
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FAQ - Investissement locatif avec le Déficit Foncier
Comment fonctionne le Déficit Foncier ?
Le Déficit foncier apparaît, lorsque les charges déductibles liées à un logement loué non meublé dépassent les loyers perçus. Il concerne les propriétaires soumis au régime réel d’imposition.
La part du déficit provenant des charges autres que les intérêts d’emprunt, peut être déduite du revenu global, dans la limite de 10 700 € par an. Le surplus, ainsi que la part liée aux intérêts d’emprunt, peut être reporté sur les revenus fonciers des dix années suivantes.
Pour conserver cet avantage, le logement doit rester loué jusqu’au 31 décembre de la troisième année suivant l’imputation du déficit.
Quels sont les avantages du Déficit foncier ?
Grâce au Déficit foncier, il est possible de réduire la fiscalité d’un investissement locatif, tout en finançant la rénovation d’un logement ancien.
Il peut diminuer les revenus fonciers imposables et, dans certaines limites, le revenu global du propriétaire. C’est une solution intéressante pour valoriser un bien, améliorer son confort et renforcer son attractivité auprès des locataires.
Contrairement à certains dispositifs fiscaux, le déficit foncier classique n’impose pas de plafond de loyer ou de conditions de ressources propres au locataire.
Comment calculer le Déficit foncier ?
Le calcul consiste à soustraire des loyers perçus les charges déductibles : intérêts d’emprunt, travaux éligibles, frais de gestion, assurances, taxe foncière ou certaines charges de copropriété.
Par exemple, si vous percevez 8 000 € de loyers et engagez 15 000 € de charges déductibles, votre déficit foncier s’élève à 7 000 €. Sous réserve de la nature des dépenses, ce montant peut être déduit de votre revenu global.
Le calcul doit distinguer les intérêts d’emprunt des autres charges, car les règles de déduction ne sont pas les mêmes.
Quels sont les travaux et charges déductibles du revenu foncier ?
Les travaux déductibles sont principalement les dépenses de réparation, d’entretien et d’amélioration du logement : remise en état d’une toiture, rénovation d’une installation électrique, remplacement d’équipements vétustes ou travaux destinés à améliorer le confort du bien.
En revanche, les travaux de construction, de reconstruction ou d’agrandissement ne sont pas éligibles. Il en va de même pour les modifications importantes qui transforment profondément la structure de l'immeuble ou augmentent la surface habitable.
À noter : la majoration temporaire du plafond à 21 400 € concernait certains travaux de rénovation énergétique payés entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2025. Pour les nouvelles dépenses engagées en 2026, le plafond de droit commun reste fixé à 10 700 €.
Comment reporter un Déficit foncier antérieur ?
La part du Déficit foncier qui n’a pas pu être utilisée l’année de sa création peut être déduite des revenus fonciers positifs des dix années suivantes.
Lors de la déclaration annuelle, il faut indiquer les déficits restant à imputer dans la rubrique dédiée de la déclaration de revenus fonciers n° 2044, en conservant leur année d’origine. Si vous percevez à nouveau des revenus fonciers imposables, les déficits les plus anciens sont utilisés en priorité.
À noter : un déficit foncier reporté ne peut pas être déduit du revenu global des années suivantes. Il sert uniquement à réduire les futurs revenus fonciers imposables.